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La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968)

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Message  m gosset Jeu 21 Oct - 13:56

Bonjour a tous


Les  " Fake news " , informations fallacieuses , legendes, bobards et " canards"  sur la 5HP ne datent pas d' hier .

Il est bien connu que malheureusement , «  suite aux maints déménagements,  inondation (1942) et  faits de guerre, les archives de Citroën ( notamment 5HP )  ont pour la plus part été détruites. . » ( http://www.citroen-5hp.ch/fr/L_Histoire.htm )

Apres guerre , suivant la disparition de la generation qui avait utilise et bien connu la 5HP , ceci a permis la  dissemination et publication  de beaucoup d’ erreurs et fausses informations ,  dont certaines perdurent . .

L' article L268  ci dessous  est interessant car c’ est un  catalogue  presque complet des erreurs qui ont pu circuler . .

La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav11





L’ auteur de cet article  de 1970 :« La 5HP Citroën 1921-1926  «   , un certain   CH  Tavard  semble ( sur Internet ) etre  plus connu pour des ouvrages sur les armes blanches que sur l’ automobile .

Selon : http://leroux.andre.free.fr/anthologie.htm ,     il est devenu  rédacteur en chef technique, de la revue "L'anthologie Automobile" qui parut de 1968 a 1974  et qui avait été fondee par Ph Charbonneaux et Andre Gagniard.;

Apparemment «  Dans les premiers numéros, de nombreux articles étaient signés de lui «   .Ceci peut expliquer qu’ il avait  peu de temps pour verifier la qualite et veracite de ses informations, surtout s’il ne connaissait pas particulierement le sujet. :



LA 5 HP CITROËN -1921-1926 / CH. H. TAVARD

La plus charmante des voitures de série sortie immédiatement après la première guerre mondiale, est sans doute la 5 HP Citroën, classifiée sous la lettre " C ".
C'est une des plus célèbres des « Citrons » sorties des usines du quai de Javel.
Haut perchée sur ses grandes roues pleines en tole, à pneus étroits, elle est drôle et sympathique. La sortie de jouets, sa reproduction exacte a l'échelle de 1/10, ne fit d'ailleurs qu'accentuer sa célébrité.
Avec sa pointe à l'arrière, elle avait un certain air gouailleur de gavroche parisien, d'autant plus qu'elle ne passait pas inaperçue avec sa caisse jaune citron, soulignée par ses ailes noires.

Toujours très psychologue, André Citroën en lançant la " C ", avait sans doute voulu accrocher la clientèle féminine et populaire. Comme beaucoup de grands patrons de l'automobile française dans les années 1920-1940, il favorisa le sexe dit « faible ». N'avait-il pas pendant la Grande Guerre, dans l'arsenal de Roanne qu'il dirigeait, pris des dispositions pour les femmes enceintes, ouvert une crèche pour leurs bébés, acheté des chaises pour les ouvrières.
A partir de 1922 il s'appuya, pour sa publicité, sur la Femme. Si l'on voit dans les pages publicitaires Citroën, en 1919, un homme au volant, une femme à ses côtés semble s'intéresser à la voiture. (Voir publicité S. et V. reproduite page13 de l'A.A. n° 6).

Vers 1923, toutes les photos publicitaires de la marque montrent ses voitures présentées par de jolies femmes.
Ce ne sont plus, telles ou telles belles et célèbres actrices ou autres avec chauffeur et voiture de grand luxe, mais mannequins représentant des bourgeoises anonymes. Comme pour la voiture, André Citroën a su être aussi en publicité un novateur.
Pourtant la première 5 HP type C était présentée par un homme en chapeau mou. Mais comme le thème publicitaire de lancement était au Salon de 1921 : « la 5 HP Citroën est l'auxiliaire indispensable de l'homme d'action, et l'assistante fidèle de la femme moderne », cette dernière fût bientôt la présentatrice attitrée d'une voiture quidevait devenir son complément,
Très maniable et facilement parquable, la 5 HP était toute désignée pour être mise entre des mains féminines.


Qu'attend la S.A. André Citroën pour relancer soit en série, soit en préfabriquée, quelques milliers de 5 CV Citron » sur le marché ? Il est certain qu'une telle initiative aurait un très grand  …. ??? …qu'elle soit française ou étrangère .

DESCENDANTE DE LA ZEBRE ET DE LA A

Généralement, l’on dit de A à Z, mais pour la "C", il faut inverser car, par son créateur, l'ingénieur Jules Salomon, elle présente de nombreux points communs avec « La Zebre » de 1907-1911, ainsi qu'avec la " A " Citroën à empattement court de 1919-1920. dont il est aussi le père, ce qui explique qu'elles ont incontestablement un air de famille.
Le processus de création de la type C nous parait logiquement s'être développé ainsi :
La " A " courte n'ayant pas rendu ce qu'en attendait commercialement André Citroën, soit en raison de son peu de différence de prix (seulement 500 frs pour le torpédo et 2 000 frs pour la conduite intérieure), soit parce que la clientèle préférait une 4 places, à une 3 places pour une si petite différence : il décida d'en abandonner la fabrication.
la carrosserie conduite intérieure 3 places, dénommée « Family » en 1919. puis dite Coupé docteur, plaisait à certains clients ; une certaine quantité continua donc d'être montée sur le chassis normal de la « А».

LA PREMIERE TYPE " C "  

Présentée au Salon de 1921. celle-ci sortit en série à partir de mai 1922. Les toutes premières se distinguaient par un capot à trois ailettes latérales.
Sur ces modèles de pré-série la conduite était a droite et même aussi sur quelques modèles de série du début. En tout cas la direction normalement à gauche est irréversible avec vis sans fin et secteur denté. Suivant les modèles, il y a deux inclinaisons de la colonne de direction : 28° :sur le torpédo, el 31° 30 sur le cabriolet.
Le moteur 4 cylindres (55 x 90) en ligne, monobloc avec soupapes latérales est tout naturellement dérivé de celui de la " A". Sa cylindrée de 0.856 l lui donnait une puissance au litre de 12,8 ch : la culasse amovible est en fonte, tout comme sur les précédentes Citroën.
Le vilebrequin à deux paliers avec bagues en bronze est en acier cémenté, tandis que les bielles dotées de cuillers de graissage sont montées sur deux demi-coussinets de bronze. Des rigoles dans le carter intérieur en alliage léger, assurent le graissage de chacunes de ces têtes de bielles. Le graissage s'effectue automatiquement par barbotage à niveau entretenu .
Il est assuré par une pompe à palettes entrainée par um pignon à l'arrière du vilebrequin.
Le refroidissement se fait par circulation d'eau avec thermosiphon sans pompe, ni ventilateur dans un radiateur en coupe-vent de 81 de contenance.


La 5 HP inaugurait un nouveau carburateur horizontal en bronze (Solex 2. Son volet de départ est commandé par tirette, ( Note 1 )  tandis qu'une petite vanne règle en marche normale le passage des gaz.
La consommation d'essence annoncée par la publicité est de 5 litres et demi aux 100 km
ce qui, avec le réservoir d'une contenance de 18 1 disposé sous l'aurent donne une autonomie d'environ 325 km.

L'allumage, d'abord par Delco en 1922. s'effectue ensuite par magnéto R.B. Un contacteur commandé au pied assure le démarrage électrique comme sur les deux premiers modèles.
L'embrayage à disque unique est suivi d'une boite à 3 vitesses plus l arrière,enclanchables en X. Celle-ci comporte 2 baladeurs avec prise directe en avant. L'arbre de transmission qui y fait suite par l'intermédiaire d'un « flector » est enferme dans un tube de réaction couplé sur le pont arrière oscillant. Le rapport de démultiplication de celui-ci est de 8/45, avec couple conique à denture à chevrons comme il se devait er
La type C comporte deux systèmes de freinage tout comme sur « Le Zebre » d'avant-guerre. Un au pied par pédale à droite de l'accélérateur,agissant sur l'intérieur du volant à la sortie de la boite de vitesses : le second frein, manuel, agit sur les tambours des roues arrières.

La suspension est réalisée par demi-ressorts cantilevers inversés : à 5 lames à l'avant, et à 7/8 lames suivant carrosseries à l'arrière ( Note 2 )  agissant par auto-amortissement. Elle est montée sur un châssis court, légèrement trapézoïdal, sans traverse arrière.
La première carrosserie dont fut dotée la type « C » ſut le torpédo 2 places avec capote peinte uniquement en jaune citron, soulignée par le carénage du châssis, les ailes à bas volets, les roues pleines, en noir « émaillé au four » comme le soulignait les publicités.
C'est ce modèle qui fit le grand succès de cette voiture, qui ultérieurement fut agrémentée de diverses parties nickelées. tel: le pare-brise, les phares, etc. dans une version luxe. ( Note 3 )  Il y eut aussi en 1923 des caisses bleue, beige ou rouge.( Note 4 )

Vendue 10 700 [rs en 1922, l'on constate que dans le taril n°2 en vigueur à partir du 1" janvier 1923 (où il est souligné que l'allumage se fait par magnéto) elle n'est plus qu'à 9 300 frs.( Note 5 )  Le même tarif indique que : « l'impôt sur le chiffre d'affaires de 10 % (luxe) est compris dans les prix des 5 HP ».
Au Salon de 1922 apparut le cabriolet avec glaces coulissantes, également 2 places. Comme le torpédo, il était à carrosserie bois tôlée, avec marchepieds en aluminium émaillé avec nervures polies, tapis-brosse à l'intérieur, et planche de bord en aluminium poli et bouchonnée.

En 1923,ce cabriolet était livrable en deux couleurs jaune ou havane, puis blanc et rouge. ( Note 6 ) . mais toujours avec les ailes, le soubassement et les roues noir. Prix de vente : 11 000 frs.
La production, si l'on en croit « le Catalogue des Catalogues » fut de 6 700 type « C » en 1922 et de 13 450 l'année suivante.
Signalons avant de terminer avec ce modèle que les deux carrosseries comportaient dans la pointe arrière un petit coffre pour l'outillage et les petits bagages, accessible par une sorte de couvercle en tôle supportant un porte-bagages permettant de fixer une malle. Le pare-brise est du modele Duvivier inclinable.

Avant la sortie de la " C-3 ", en 1923 furent produites quelques variantes de la " C " dénommées " C-2 ", lesquelles ne consistaient que dans des différences de carrosserie : la torpédo " T2 C 2" et le cabriolet " TL.2.C.2 ".(Note 7 )




LA " C-3"
Celle-ci, connue sous le nom de « Trèfle ».( Note 8 )  fut présentée lors du Salon de 1922. Ce sont ses 3 places qui lui firent donner ce sobriquet.
Ce modele se distingue du précédent par diverses améliorations techniques. Ainsi le châssis est du type long. l'empattement ayant augmenté de 10 cm et se terminant à l'arrière par une traverse. Les ressorts avant sont renforcés par une lame supplémentaire, tandis que des amortisseurs sont montés à l'arrière. Ceux-ci furent disposés de deux façons : soit parallèlement à l'axe longitudinal de la voiture, soit transversalement en parallèle avec les trompettes du pont.
Le moteur subit aussi quelques perfectionnement: : pistons en alliage léger. retour d'huile sur le vilebrequin modifié, pignons de distribution dotés d'une denture hélicoïdale.
Jusqu'ici le refroidissement ne s'effectuait que par circulation d'eau, mais sur la "  C-3 "» fut prévu un ventilateur (monté en option), allumage par magnéto haute tension.
C'est sur ce modèle que les pneus 700 x 80 câblés « Michelin » utilisés jusqu'ici furent remplacés par des 715x 115 Confort Michelin, mais ce seulement en 1925.( Note 9 )

La " C-3 " fut la 5 HP qui connut le plus grand nombre de carrosseries entre 1923 et 1926 : au moins 6 modèles.( Note 10 )  

Parallèlement la torpédo < C» .bien qu'encore cataloguée vit sa production pratiquement stoppée, tandis que continuait à etre construit le cabriolet.(Note 11)

Après le torpédo " T.2.C.3 " à 2 places, apparut une 3 places dont un strapontin. Vint ensuite la « T3», que l'on peut considérer comme la véritable « Trèfle ». 2 places avant avec une étroite separation permettant d' acceder a la place arrière centrale, encadrée de deux coffres ménagés dans la carrosserie. Cette position 2+1 n'est en fait chez Citroën ….. ???... implantation des trois sièges des autochenilles de la Première "Traversée du Sahara 122-1925) repris sur celles de la « Croisière Noire » (1924-1925). Elle était ici en principe réservée à un guide indigène.

Sur le châssis " C-3 " fut également monté un luxueux cabriolet " TL.2-C.3 " dit « Coupé docteur ».( Note 12 ) La publicité-maison l'indiquait comme la « première voiturette de ville tous temps ».


Enfin la « C-3 fut aussi carrossée en utilitaire sous la dénomination « VL.2 » pour la livraison d'une charge utile de 125 kg, ainsi qu'en boulangère avec fourgon arrière et capote toile.( Note 13)

La Trèfle » subit naturellement des modifications. La principale, au point de vue mécanique, fut en 1924 l'adoption d'un pont arrière très renforcé en une seule pièce dit « banjo ». (Note 14 )

En 1925 les carrosseries furent montées suivant la nouvelle technique Citroën « tout-acier >( Note 15 ) .

Les ailes plus enveloppantes et légèrement bombées transversalement se raccordent alors au marchepied par des arrondis au lieu de former un angle avec lui, comme précédemment( Note 16 ) .

La roue de secours qui jusqu'ici était toujours placée sur le côté gauche. est maintenant fixée obliquement à l'arrière.

De plus la voie passe de 1.18 i 1.19. L'on revient aussi à l'empattement de la type A.( Note 17 )
-
« ECONOMIE » ..
Puis c'est en 1926, l'adoption d'un dispositif de freinage conjugué. Avec lui la pédale commande simultanément le freinage sur le différentiel et sur les roues arrières : le frein à main devenant frein de parquage n'agissant que sur ces dernières.
Malheureusement, de perfectionnement en perfectionnement. la « C-3 a finit par coûter aussi chère à fabriquer que la « B-12 » en plein essor.
C'est sans doute pourquoi, malgré une incontestable progression des ventes, la chaine de fabrication fut interrompue en septembre 1926.
Il est vrai que depuis 1923 plusieurs innovations avaient fait de la marque au « double-chevron » la championne du commerce européen de l'automobile : ce fut d'abord outre les catalogues très détaillés, la publication de tarifs-réparation pour chaque type de voiture évitant ainsi toutes surprises aux clients, puis la création de l'échange-standard, enfin la vente à crédit apparut en 1925( Note 18 ) .
Celle-ci ne fut pas sans influer sur la production. En septembre 1926. un total d'environ 65 000 voitures du type 5 HP avaient été construites.
Toutes extrêmement robustes, près de 6 000 ont pu résister à plus de 45 ans de loyaux services.
L'arrêt de la fabrication de la « C.3 » n'arrêta pas pour autant les commandes des clients, de nombreux concessionnaires continuerent à demander en 1927. des modèles que l'on pouvait dénommer « sur commande », dotés de perfectionnements tels que les freins avant, entre autres.( Note 19 )
Signalons aussi que plusieurs essais de conduites intérieures à 3 ou 4 places furent tentés, mais ces modèles restérent à l'état de prototypes.
Cette étude n'a pas la prétention de vous avoir tout dit sur la « 5 HP » qui mériterait sans doute plus, mais nous espérons qu'elle vous a quelque peu éclairé sur son histoire.
Pour terminer, souhaitons que la S.A. André Citroën fasse réaliser un jour le type « C en boite, à construire. Nul doute qu'à travers le monde elle ait de nombreux clients qui seront autant d'agents publicitaires pour la marque au « double chevron .
C.-H. T.

__________________________________________________________________________________________________________

NOTES :

1- La 5 HP inaugurait un nouveau carburateur horizontal en bronze (Solex 2.Son volet de départ est commandé par tirette,
Jusqu’ en 1924, les carburateurs n’ etaiuent pas equipes de volets . : «  En janvier 1925, le carburateur SOLEX à vanne-boisseau a été équipé d'un volet obturateur d'air [L146] de même que le carburateur à papillon, utilisé à partir de juillet 1925 [L146]. ( http://www.citroen-5hp.ch/fr/mod/chassis_5hp.htm )


2- La suspension est réalisée par demi-ressorts cantilevers à 5 lames à l'avant, et à 7/8 lames suivant carrosseries à l'arrière   
Un seul tytpe de ressorts arriere  fut monte sur tous les modeles . : «  Nombre de lames de ressort avant 5, arrière 7 « http://www.citroen-5hp.ch/fr/mod/chassis_5hp.htm )


3- C'est ce modèle qui fit le grand succès de cette voiture, qui ultérieurement fut agrémentée de diverses parties nickelées. tel: le pare-brise, les phares, etc. dans une version luxe.
Il n'y a jamais eu de version luxe


4- Il y eut aussi en 1923 des caisses bleue. beige ou rouge.
Pas de couleur beige en 1923 ."..il y a eu initialement,  seulement la couleur jaune pour la Citroën 5HP . Au début de l'été 1923, la Cabriolet (TL) était aussi livrable en havane . Dans le milieu de l'année, le jaune a été remplacé par le bleu foncé pour la Cabriolet et la Torpédo a été offerte en plus en rouge bordeaux et havane . A partir d'octobre 1923 (la gamme de modèles 1924 sur châssis C3) et jusqu'à la fin, toutes les Citroëns 5HP, excepté la voiture de livraison (VL) qui était en havane, ont été offertes dans les trois couleurs bleu, rouge et havane .
Seul la Torpédo à 3 places en trèfle (T3-2) était vendue à son lancement sur le marché, entre octobre et le milieu de décembre 1924, uniquement en beige foncé (gris souris) . Plus tard elles furent offertes en rouge bordeaux et bleu canon puis seulement dans le milieu de 1925 le havane remplaça le beige ."  http://www.citroen-5hp.ch/fr/res/Res_top.html

5- Vendue 10 700 [rs en 1922, l'on constate que dans le taril n°2 en vigueur à partir du 1" janvier 1923 (où il est souligné que l'allummage se fait par magnéto) elle n'est plus qu'à 9 300 frs.  
L’ auteur fait preuve de confusion  entre le prix du cabriolet( 10700 F) et celui de la  Torpedo (9300 F)

6- En 1923,ce cabriolet était livrable en deux couleurs jaune ou havane, puis blanc et rouge.  .
Jamais de blanc  … :   Voir note 4



7- Avant la sortie de la « C-3 », en 1923 furent produites quelques variantes de la « C » dénommées « C-2 », lesquelles ne consistaient que dans des différences de carrosserie : la torpédo < T2 C 2» et le cabriolet « TL.2.C.2 ».
Il n' y a jamais eu de voiture de type "C2" ; A nouveau l’ auteur fait preuve de confusion entre  les types de voitures :   " C " puis " C3 "  et les Types de carrosserie / chassis :  

La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Img_5810
( B Laurent , Citroen 5 HP , P 91 )

8- LA " C-3 "
Celle-ci, connue sous le nom de « Trèfle ».  

La C3 n' est pas seulement le « Trèfle » ; Le type "C3 " consistait en 4  modeles : La Torpedo 2 places  T2 , le Cabriolet TL , le Torpedo 3 Places T3-1 puis T3-2 ( Trefle ) et la fourgonette VL :: »toute 5 hp n' est pas un « trèfle « ; seul a droit à cette désignation le torpédo a 3 places qui reprenait d' ailleurs la disposition et la ligne d' un modèle antérieur sur châssis B2 » .( P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 ))


9- les pneus 700 x 80 câblés « Michelin » utilisés jusqu'ici furent remplacés par des 715x 115 Confort Michelin, mais ce seulement en 1925.

Les pneus basse pression  debuterent en 07/24 «  tous les véhicules fabriqués après juin 1924 sont équipés de pneumatique basse pression "Confort" et des jantes correspondantes [L386]. La dimension des roues est alors 715 x 115 (pneu basse pression) ».( http://www.citroen-5hp.ch/fr/mod/Modele_T2.htm )

10-  La " C-3 " fut la 5 HP qui connut le plus grand nombre de carrosseries entre 1923 et 1926 : au moins 6 modèles. 
« il n'y eut jamais six modèles de carrosserie au catalogue, mais trois (torpédo 2 places, torpédo 3 places, cabriolet), quatre à la rigueur si l'on compte la fourgonnette. «  ( P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 ))


11- Parallèlement la torpédo " C"   .bien qu'encore cataloguée vit sa production pratiquement stoppée, tandis que continuait à etre construit le cabriolet.
8109 Torpedos 2 places T2 furent produits sur chassis longs de 1924 a 1926 :  ( B Laurent Citropolis no 78 )

12- Sur le châssis " C-3 " fut également monté un luxueux cabriolet " TL.2-C.3 " dit « Coupé docteur ».
Le cabriolet C3 n' etait pas plus luxueux que le "C2" et ne s' appelait pas Coupe Docteur . « Le cabriolet s’appelle toujours cabriolet (et non coupé, ou coupé docteur, etc.) » ( P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 )


13- Enfin la " C-3 " fut aussi carrossée en utilitaire sous la dénomination « VL.2 » pour la livraison d'une charge utile de 125 kg, ainsi qu'en boulangère avec fourgon arrière et capote toile.
Seule la carosserie utilitaire fourgonnnette fut produite ; jamais de Boulangere ou autre .


14- La "Trèfle " subit naturellement des modifications. La principale, au point de vue mécanique, fut en 1924 l'adoption d'un pont arrière très renforcé en une seule pièce dit « banjo ».  
Tous les ponts de 5 HP depuis le debut etaient de type «  banjo « ; Sur tous les modeles , le pont de forme ronde fut remplace par un pont de forme ovale en 07/25 .


15- En 1925 les carrosseries furent montées suivant la nouvelle technique Citroën « tout-acier >  
«  , il n' y eut jamais de 5 HP tout acier «  ; (P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 ))


16- Les ailes plus enveloppantes et légèrement bombées transversalement se raccordent alors au marchepied par des arrondis au lieu de former un angle avec lui, comme précédemment  .
« … les « ailes rondes des dernières 5 ch formaient un angle avec le marche-pied, très exactement comme les « ailes plates » des modèles précédents. »( P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 ))

17- De plus la voie passe de 1.18 i 1.19. L'on revient aussi à l'empattement de la type A.
Non.

18- .. vente à crédit apparut en 1925
Des 1923 , 1200 5hp furent  vendues a credit ; 1600 en 1924 ( voir Citroen 5HP P 90 / B Laurent )

19- L'arrêt de la fabrication de la « C.3 » n'arrêta pas pour autant les commandes des clients, de nombreux concessionnaires continuerent à demander en 1927. des modèles que l'on pouvait dénommer « sur commande », dotés de perfectionnements tels que les freins avant, entre autres.  
La production cessa fin Juin 1926. «  il n' y eu jamais de 5 ch équipée de frein avant « ; ( P Dumont  ( Le Fanatique de l’ Automobile Sept 1970 ))



________________________________________________________________________________________________

Pour terminer ,  on peut ajouter dans le meme genre  :

- Dans «  Toutes les Citroën » , René Bellu (Jean-Pierre Delville Éditeur, 1988),  déclare que C2 et C3 sont les abréviations relatives aux versions ultérieures de la type « C » ;. la voiture serait  née  comme type C puis a évolué en Type C2 et Type C3.( en Oct. 24 )  
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Img_5815
( Citroen 5HP P 22 / B Laurent )



- La 5HP Type "C"2  a chassis court renforce   :
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Img_5813
( Citroen 5HP P 22 / B Laurent )

" modele  C2"  dans la RTA : Dans ses pages de " Caracteristiques Detaillees "  (par exemple page 126 ) un modele intemediaire " C2 " est frequemment  evoque  :  " modeles C, C2 et C3 " " types de vehicules : C et C2  "


La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Img_5812


Ceci a indeniablement ete un facteur important dans la propagation de la legende du type "C2"


MG 21/10/21



La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav110
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav210
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav310


La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav410
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav510
La 5HP Citroen 1921-1926 par CHH Tavard - ... legendes,bobards et " canards"...( 1968) Tav610[/b][/b]


Dernière édition par m gosset le Jeu 11 Nov - 11:26, édité 2 fois
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Message  m gosset Sam 30 Oct - 9:56

Bonjour a tous ,


Voici un tres interessant message de notre ami Willy Schafroth a propos des legendes et contre-verites autour des 5HP



"From: willy.schafroth@citroen-5hp.ch
Date: 28 October 2021 at 18:16:10 BST
To: M.gosset
Subject:


Cher Michel
Merci pour l'analyse du rapport de M. Ch. Tavard, qui contient en effet de nombreuses contre-vérités. Et ces légendes ont été adoptées sans contrôle dans de nombreux articles de revues et de livres. Ces légendes et contrevérités, qui persistaient également dans la communauté 5HP, ont été à la base de la naissance du registre. L'objectif était d'utiliser des algorithmes statistiques pour déterminer les faits réels, ce qui, dans l'ensemble, a bien réussi.

Il existe encore d'autres légendes que celles mentionnées:
- Je me souviens très bien que je me suis beaucoup disputé avec Bernard dans les années 1990 au sujet des différents points de vue sur le châssis C. Sur la base des documents Citroën, j'étais arrivé à la conclusion à l'époque que la désignation C2 faisait référence au châssis et que, techniquement, il n'y avait pas de châssis C. Bernard, après des recherches approfondies, a apporté que le type C fait uniquement référence à la désignation de type commercial. Cette opinion était tout à fait plausible.

- Je reste convaincu que Citroën n'a pas utilisé de freins couplés dans ses derniers véhicules.
Aucune référence à ce sujet ne peut être trouvée dans aucun document original.

- La légende selon laquelle le numéro de moteur était pertinent pour la production et non le numéro de série n'est pas logique. Les moteurs étaient également produits pour le commerce des pièces détachées, il y a donc dû y avoir des interruptions dans la production.

- En dehors des couleurs standard jaune, brun, rouge, bleu et gris beige, aucune autre couleur n'a été utilisée selon tous les documents disponibles. Toutes les autres couleurs sont des interprétations des couleurs standard.
Seule la couleur verte, qui n'est mentionnée dans aucun document original, apparaît fréquemment dans les statistiques du registre, je pourrais imaginer que cette couleur était utilisée surtout pour les grosses commandes de la poste, de l'armée et/ou de la gendarmerie (ceci est une hypothèse).

- Le département de la publicité de Citroën était très doué pour le photomontage, de sorte que la référence à des détails dans les photos ne doit pas être utilisée sans précaution comme une preuve.

Si tu peux trouver des documents originaux qui réfutent ces hypothèses, fais-le moi savoir.
.....
Merci d'avance pour ce travail important de la correction dans le forum.

Amicalement
Willy "



Les freins couples sur les dernieres 5HP seraient donc aussi une legende . Cela expliquerait  pourquoi juqu' a present il a ete impossible  d' en trouver un exemple .

Merci Willy!

MG



PS: A cette liste de legendes , il faut bien sur ajouter celle des ponts arriere helicoidaux " montes  en serie des Octobre 1924 "alors qu' ils n' ont ete disponibles en tant que pieces detachees qu' a partir de 1928.
Voir: https://amicale5hp.forumactif.com/t2713-la-5-c-v-citroen-par-gh-waechter-quelques-details-sur-son-anatomie-interne
m gosset
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